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Longtemps j'y ai pensé...

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Zanghax, Molrh

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Longtemps j'y ai pensé...

Message par Zanghax, Molrh le Jeu 28 Déc - 14:57

Parce que j'étais inspiré ce matin... Rolling Eyes

Longtemps j'y ai pensé. Torturé, tourmenté, désemparé, mon esprit n'était plus ce qu'il était. Je ne savais pas quoi faire...

Une enfance, tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Un papa, une maman et une soeur. Je n'ai jamais eu de problème socialement mais j'avais ce besoin de solitude. La compagnie des gens de m'a jamais été nécessaire et même qu'elle m'était souvent insupportable.

Ma tête percevait les choses différemment. Vous me donniez une étoffe de laine, du fil de fer et une vieille chaudière et je vous fabriquait une piège à ours très efficace. Je dessinait sans cesse. En fait, ma vie consistait à manger, dessiner, fabriquer et dormir s'il me restait du temps. Les idées, les théories, les images se bousculaient constamment dans ma tête. J'avais souvent l'impression que ma tête allait exploser. Je devais tout noter afin de libérer mon esprit le plus possible. J'avais toujours un carnet de note avec moi, jour et nuit et si j'oubliais, l'angoisse montait. Ce n'était qu'un livre avec des pages blanche mais c'était ma survie.



Longtemps j'y ai pensé. Torturé, tourmenté, désemparé, mon esprit n'était plus ce qu'il était. Je devais faire quelque chose...

Quand on y pense, plus on vieillit, plus on se rend compte que le temps passe vite. On est à la fin vingtaine et on remarque qu'il y tant de chose qu'on se voyait faire et qu'on a tout simplement oubliés. On se fixe de nouveaux objectifs sur des délais beaucoup plus grand car le temps semble passer encore plus vite. Les tracas sont de moins en moins futile et les responsabilités plus importantes.

Dans mon cas, ça s'ajoutait à cette tête qui ne cessait de fonctionner jour et nuit. Le sommeil était plus court. Je m'endormait et me réveillait le cerveau actif, un carnet pas très loin. Les quelques heures de repos devaient être suffisamment récupératrices.

Je ne manquais pas de travail. En fait, j'étais beaucoup trop sollicité. Chaque jours, il y avait une queue qui s'étendait jusqu'à la taverne pour mes services. J'étais le meilleur et je touchais à tout; broderie, réparation d'horloge, fabrication d'arc, poterie et j'en passe. Tout pour occuper mon esprit. Ma boutique ouvrait à l'aube et fermait lorsque la lune faisait cavalier seul dans le ciel. Une fois boutique fermé, je sortait un carnet et je dessinait pour m'aider à dormir. Je n'avais aucun temps de repos, il ne fallait pas.

Ma famille n'avais jamais approuvé mon rythme de vie. Elle s'inquiétait beaucoup de ma santé. Elle considérait la vie solitaire que j'avais choisit plutôt destructrice, ce que je trouvais légèrement dramatique. Cependant, elle me supportait. Toujours prête à m'aider, tout comme les 25 assistants qu'ils m'ont présentés pour m'aider dans la boutique et que j'ai refusé car j'était certain de leur incompétence à parvenir à mon niveau d'exigence sur la qualité du travail. Je ne les aimais pas avant même de les voir.

Il y avait évidemment plus que tous ces tracas qui faisait en sorte que j'avais ce besoin d'occuper mon esprit. J'avais quelqu'un à qui en parler et ça me suffisait. Cette personne m'aidait à tenir le coup, cette personne était la seule raison de ma survie. Ma soeur est devenu ma meilleure amie.



Longtemps j'y ai pensé. Torturé, tourmenté, désemparé, mon esprit n'était plus ce qu'il était. Je devais en finir...

J'avais tout réfléchi. J'avais le lieu, les outils, le moment et l'heure. J'étais prêt...


L'empathie humaine, je ne connaissais pas. On aurait dit que j'étais dépourvu de toute émotions. Un enfant qui trébuchait et pleurait me laissait complètement indifférent. Un vieillard qui mendiait n'existait pas pour moi. Il y avait ma soeur et moi qui importait pour moi.

Je me souvient cependant de cet homme qui venait à la boutique. Il était grand, costaud, les muscles saillant et couvert de poils. Sa barbe décoiffé et ses cheveux en batailles le rendait mystérieux. Il portait des vêtements très simple. Il n'était clairement pas de la noblesse. Il était très discret malgré son allure, attendais patiemment son tour pour ensuite me demander, en quelques mots concis, ce dont il avait besoin, toujours suivi de ce magnifique sourire.

Toutes les semaines, il prenait la même chose : 200 flèches en ébène avec plumes de corbeaux, 5 trappes à gros gibiers, de l'huile pour lanterne et je lui ajustais son arc. Un arc magnifique orné de runes. Je ne me lassait jamais de le revoir et je me surprenais même à attendre son retour. C'est pas peu dire quand on sait que je ne me souvenais pas du nom de clients qui venaient me voir depuis quelques années.

Je sentais en moi ce désir que je n'avais encore jamais ressenti. Un émotion semblerait...et c'est à ma soeur que je disais tout. J'affichais ce sourire qu'on voyait rarement sur mon visage quand je lui en parlais. J'étais bien. Enfin je crois. Le concept du bonheur m'a toujours été très ambiguë. Ma soeur me témoignait son bonheur et j'étais satisfait de la voir ainsi.

Puis il y a eu cette journée. Une journée horrible. Elle me l'avait caché et je devais maintenant subir. Cette maladie la dévorait depuis quelques mois et je n'en savais rien, probablement trop occupé à me vider l'esprit en travaillant. Je l'ai appris trop tard et je l'ai vu s'éteindre devant moi, n'ayant rien pu y faire. Ma soeur venait de quitter ce monde avec cette sérénité qu'elle à toujours eu. Elle m'a regardé une dernière fois en souriant puis m'a dit, de sa vois douce :
Je serait toujours là, à tes côtés. Je crois en toi, je veillerai sur toi.
Puis elle ferma les yeux. Elle me serra la main puis laissa s'échapper un dernier souffle. Elle n'était plus et je suis mort avec elle.



Longtemps j'y ai pensé. Torturé, tourmenté, désemparé, mon esprit n'était plus ce qu'il était. Je l'ai fait mais je suis revenu...

J'avais calculé la force de la chute, localisé une poutre suffisamment solide dans une grange, trouvé la corde. Ce serait le même jour et la même heure qu'elle...


Je n'avais plus personne à qui parler. Les journées étaient devenu si longue. Mon esprit me torturait sans cesse. Je n'arrivait plus à rien. Je mourrais de l'intérieur et je ne pouvais rien faire pour m'aider. Je me détestais, je me haïssais et je devais vivre avec moi. Cela allait faire un an que ma soeur m'avait quitter et je ne pouvais plus le supporter.

Je me suis retrouvé dans cette grange. J'ai sorti la corde dans laquelle j'avais fait un noeud coulant. Je l'ai attaché à cette poutre et y ai glissé ma tête. Je l'ai serré à mon cou et positionné le noeud sur ma nuque. J'étais au grenier de la grange et je me suis laissé tomber, les larmes aux yeux. Ma nuque s'est cassé à l'impact et je suis allé la rejoindre.

Enfin, c'est ce que je voulais. Quelques semaines plus tard, devant la pierre tombale qui portait mon nom, je suis sorti de terre, en pleine décomposition, titubant, l'air confus, vers je ne sais trop où...

Fallait bien que ça m'arrive...


Dernière édition par Zanghax, Molrh le Jeu 18 Jan - 23:16, édité 2 fois
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Zanghax, Molrh

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Re: Longtemps j'y ai pensé...

Message par Zanghax, Molrh le Sam 13 Jan - 9:07

L'été de nos 16 ans...


Je ne croyais pas que cette question allait autant la déranger. Je ne croyais pas que j'allais la blesser. Ça me semblait pourtant si banal et connaître son effet sur elle, j'aurais évité de lui en parler. Je passe mon temps à me poser des questions et celle-ci, je dois l'avouer, m'a toujours fascinée. Je crois bien l'avoir analyser dans tous les sens mais le concept m'échappe toujours...

Nous devions avoir 16 ans. On marchait, en route pour la maison. Ils ne se gênaient pas pour la regarder passer. Tous ces mâles n'avaient d'yeux que pour elle, sa longue chevelure rousse attachée en queue de cheval et son teint pâle. Elle détonnait beaucoup à côté de moi. Je me suis dit que c'était le bon moment pour lui en parler. Je me suis donc lancé, sans gêne :


"C'est quoi le bonheur pour toi?"

Elle tourna le regard vers moi, le sourcil haussé, amusée

"C'est une question sérieuse? Venant de toi?"

Et moi, dans ma grande passivité, de répondre tout bonnement :

"Bah oui"

"Et bien, tu peux être étrange parfois, surprenant même"

Elle laissa s'écouler quelques secondes en me regardant, puis me lança :

"Pour moi, le bonheur ça se ressent à l'intérieur. c'est comme une chaleur réconfortante qui te donne le goût de dire oui à tout. Il t'aide à traverser des épreuves difficile aussi! C'est la joie, la bonne humeur, le sentiment que tout va bien. C'est d'accepter ce qui vient à toi comme il arrive. C'est le bien être d'avoir accompli quelque chose de bien. C'est le réconfort absolu."

Puis elle me regarda avec son grand sourire

"Tu vois, toi tu fais mon bonheur. Tu me rend heureuse avec tes question parfois étrange ou surprenante comme celle-ci. Tu me fais rire même si toi tu reste toujours aussi monotone. C'est du bonheur pour moi tout ça."

Je me suis permis un sourire et lui ai répondu :

"Tu crois qu'on doit mériter ce bonheur? Tu crois qu'il est possible qu'on ne puisse ressentir cette chaleur dont tu parles? Qu'on puisse vivre notre vie normalement sans vraiment être heureux? Qu'il soit possible qu'on s'adapte à cette vie sans bonheur? Qu'il..."

Elle m'agrippa le bras pour me stopper net sur la place. Elle me connaissait et savait bien que je ne posait pas ces questions sans que celle-ci me concerne. Que j'avais probablement analyser tout d'avance et que je pensais réellement ce que je disais. Elle le savait.

"Arrête tout de suite! C'est quoi ces questions!?"

Son ton était devenu colérique avec une teinte d'affliction

"Tu te les poses réellement?! C'est absurde..."

Je me vois encore, les larmes aux yeux, lui répondre innocemment :

"Tout ce dont tu parles, ce réconfort, cette chaleur. Je ne pense pas ne les avoir jamais ressentis. J'ai analysé ce concept des centaines de fois et j'en ai jamais trouvé un sens. Je ne crois pas être une personne qui puisse toucher ce bonheur mais j'ai appris à vivre sans. Je ne m'en sens pas plus mal. Je peux communiquer avec les gens mais je ne m'y attacherai jamais. J'ai ce détachement avec ce qui se trouve autour de moi et ça ne me fait absolument rien. Je te vois leur sourire, te soucier d'eux, t'intéresser à eux et je me demande si j'ai un problème de fabrication. Je me contente d'être là et ça me suffit. Je ne comprends pas le bonheur et ça me tue."

Elle me laissa là, continuant sa route jusqu'à la maison, les larmes coulant sur ses joues. J'aurais pu la rejoindre mais je voulais rester seul. Cette journée là je lui ai fait mal. Elle n'avait pas de marques sur les bras, le sang ne coulait pas, n'avait aucun os cassés mais je lui avais fait mal. Cette fille rempli de bonté, qui aurait fait des pieds et des mains pour me sauver avait compris cette journée là qu'elle ne pouvait rien faire pour m'aider. Je l'avais probablement tué avant même que son heure arrive et je m'en suis voulu toute ma vie...


Dernière édition par Zanghax, Molrh le Sam 20 Jan - 10:33, édité 1 fois
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Zanghax, Molrh

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Re: Longtemps j'y ai pensé...

Message par Zanghax, Molrh le Sam 20 Jan - 10:33

Le commencement de la fin

On était là, au sol, les yeux dans les yeux. Ça avait été si horrible. On est resté couché, aussi inerte que des cadavres pendant plusieurs minutes. Je crois qu'on avait plus la force de bouger. C'est pourtant seulement que lorsque les secours sont arrivés que je me suis rendu compte que tu avais quitté. J'ai fermé les yeux et on m'a ramené...

À toutes les semaines, il prenait la même chose. Il devait être un sacré bon chasseur car je n'arrivais pas à comprendre comment il pouvait épuiser autant de marchandise en un si court laps de temps. Je ne me plaignais pas. Je le regardais. Il me faisait du bien. J'étais pourtant incapable de converser avec lui. Je ne savais pas comment à dire vrai. Il m'intimidait. Je crois que mon cerveau décidait d'aller marcher lorsque je le voyais entrer dans la boutique. J'ai toujours détester avoir si peu de contrôle sur mes moyens.

Il y a cependant eu cette journée. Tout d'abord bien ordinaire puis il est arrivé. Des vêtements différents, moins rustique. Il ne partait certainement pas traquer du gibier ou dépecer un cerf. Il avait les cheveux moins en désordre, comme s'il avait décidé d'utiliser un peigne pour la première fois. Il était différent. Je n'ai pas vraiment fait attention au départ. Je n'avais même pas remarqué. Arrivé son tour, je lui ai simplement dit :


"Tout est déjà prêt. Je vais aller chercher le tout derrière."

Mon regard était fuyant et timide

"Oh non, je n'en ai pas besoin aujourd'hui."

À-t-il dit, nerveusement et moi d'aussitôt me dire que je venais de perdre bien du temps et des ressources à faire tout ça.

"Comment puis-je vous aider alors?"

"Et bien..."

Il regardait la file qui attendait.


"Je devrais revenir plus tard, quand il y aura moins de gens qui attendent"

J'ai haussé un sourcil, je me suis dit qu'il devait être plus idiot que je ne le croyais. Attendre aussi longtemps pour ne rien demander, une perte de temps.

La vieille dame, dont j'ai oublié le prénom et qui attendais derrière lui, lui donna 2 coups de canne.


"Et bien laisser la place à d'autre si vous ne demandez rien. On attend nous aussi!"


Et le reste de la file de s'y mettre aussi. Sont visage a aussitôt prit des couleurs écarlates puis il disparu rapidement par la porte avant que j'ai eu le temps de terminer ma phrase :

"Du calme tout le monde!"


J'ai continué la journée, toujours aussi chargée. L'heure de la fermeture est arrivé puis ça c'est passé. Tout c'est déroulé si vite que je n'ai pas eu le temps de rien voir arriver. Aussitôt la porte verrouillée, j'ai senti sa poigne sur ma taille me retourner puis sans s'annoncer ses lèvres étaient contre les miennes. Je l'ai d'abord repousser pour voir qui se permettait puis je l'ai laisser continuer lorsque j'ai vu que c'était lui. J'étais si heureux. J'ai déguster ce moment. Sa pogne était solide et réconfortante. Il m'a serré contre lui puis enlacé dans ses bras si fort que je ne pouvais que me laisser aller. Cette chaleur, ce bien être, cet envie que ça s'éternise éternellement. J'avais besoin de cette chaleur, j'avais besoin de sa chaleur. Si au moins ça s'était bien terminé...

Il a reçu le premier coup. J'ai senti son crane vibrer du but de mes lèvres. Il n'a pas eu le temps de s'écrouler qu'un autre à suivi. Puis ça été mon tour. Les frappe multiples de leurs gourdins nous ont fracasser plusieurs os. J'ai pu les entendre se briser. Je me suis recroquevillé puis il a essayer de se rapprocher de moi. Surement pour me protéger des coups mais ça n'a pas été une bonne idée. Les trois se sont mis à le frapper à répétition. Après quelques secondes, ils ont arrêtés, ont fouillé mes poches et pris mes clés. Ils sont entrés dans la boutique puis l'ont pillés.

On était là, au sol, les yeux dans les yeux. Ça avait été si horrible. On est resté couché, aussi inerte que des cadavres pendant plusieurs minutes. Je crois qu'on avait plus la force de bouger. C'est pourtant seulement que lorsque les secours sont arrivés que je me suis rendu compte que tu avais quitté. J'ai fermé les yeux et on m'a ramené mais en fermant les yeux, je n'ai pas vu dans quel état ils t'avaient laissé. Tu avais le crane complètement ouvert, des parties de ton cerveau étalé sur le sol. Ils t'avaient tellement frapper que ta cage thoracique était complètement déformée.

Tu as voulu me protéger alors qu'on ne se connaissait à peine et c'est de ta vie que tu en as payé. Je n'en valais pas la peine et je m'en suis voulu toute ma vie...
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Zanghax, Molrh

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Re: Longtemps j'y ai pensé...

Message par Zanghax, Molrh le Sam 27 Jan - 10:51

Nos anges gardiens

Ils ont veillés sur nous chaque jours de notre vie. Ils nous ont conseillés, écoutés, compris et aimés. Je ne leur ai jamais vraiment démontré une quelconque reconnaissance. Je les aimais pourtant, énormément. Je ne serai probablement jamais parvenu à accomplir tout ça sans eux mais j'étais si centré sur moi que je ne voyais rien. J'aurais tant aimé leur dire...Je suis désolé

Quand on sait qu'on ne sera jamais comme les autres, la ligne est mince sur ce qui nous semble juste de croire bon et acceptable. À l'intérieur on se bat pour se mettre en situation de contrôle afin d'éviter tout comportement qui, pour nous, nous semble normal alors qu'aux yeux des autres, il n'y a que la fin de notre vie qui puisse régler cette déviance.

Ils le savaient, probablement avant moi, que je n'allais pas être comme les autres. Mon esprit perturbé faisait déjà des siennes alors que j'était encore qu'un enfant. Les moindres changements de routine me rendais anxieux mais ils savaient gérer les situations plus difficile. Ils voyaient bien que ma perception des choses était différente. mais je restais leur enfant et ils m'aimaient.

J'ai pourtant été si égoïste. Je ne voyais plus rien. Tout était noir et je me haïssais tant. Je crois que plus personne ne pouvait rien pour moi. C'était la fin et je me suis rendu compte qu'après 30 ans, je n'avais jamais dit les mots je t'aime à mes parents. Ceux que j'aimais tant, mes anges gardiens et je les ai quittés pour me libérer de mes démons.

Après tant d'année à vos côtés, à nous témoigner et nous démontrer votre amour, j'aimerais que vous sachiez que vous avez été pour Safanah et moi, les protecteurs et les guides qui nous ont fait avancer. Il est par-contre trop tard pour vous le dire mais :

"Je t'aime maman
Je t'aime papa"
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Zanghax, Molrh

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Re: Longtemps j'y ai pensé...

Message par Zanghax, Molrh le Sam 27 Jan - 13:51

Voyage sans fin

Je crois qu'on se ressemblait beaucoup sur ce point. Elle devait constamment rester active. Elle avec le don de soi et moi avec mes idées et mes bricoles. Elle ne pouvait rester trop longtemps au même endroit, voyant toujours la détresse de tous et chacun, elle avait besoin d'aider tout le monde même si cela signifiait de partir des mois.

J'ai cependant toujours eu de la difficulté, car ça signifiait de devoir gérer ce qui se passe dans ma tête par moi même, personne à qui parler pour me libérer. Je me plongeais alors encore plus dans le travail. Les nuits étaient courtes et les temps de repos encore plus rare. Les pages de mes carnets se remplissaient encore plus vite. Le monde autour devenant invisible, je voulais garder le contrôle.

Elle finissait toujours par revenir et ses retours étaient si libérateur. J'avais l'impression qu'on m'enlevait une masse gigantesque des épaules. Je respirais et mon corps flanchais. J'avais besoin de dormir. Elle voyait bien que je me torturais, elle le voyait si bien, mais elle me connaissait si bien aussi. Trop peut-être. Elle passait la première semaine de son retour chez moi. Pendant que je récupérais. Elle me faisait l'étale de tout le matériel et les étrangetés qu'elle me ramenait. J'adorais voir toutes ces petites découvertes. Elles me donnaient des idées. Je me voyais les transformer, les améliorer. Je les analysais et ça m'occupais. Elle n'aimait pas me voir gérer ses absences de cette manière mais elle ne me disait rien. Je ne l'aurais pas écouter de toute manière et elle le savait. Ça fonctionnait, c'est tout ce qui m'importait.

Hasard en chaîne


Le hasard peut parfois bien faire les choses mais il peut cependant être si cruel. C'est la règle principale du hasard je suppose. On ne sait jamais ce qui va se passer. On ne peut le prédire. Il n'est rien. Il se produit puis c'est fini. Par contre si on parle de destin...Je n'y ai jamais cru. C'était trop abstrait pour moi. Je préférais baser mes croyance sur ce que je pouvais voir, justifier, théoriser logiquement.

Le hasard nous amène donc à ce que j'appellerais le début de ma fin. Les événements se sont enchaînés si vite et dans un ordre bien précis qui allait inévitablement m'amener à cette grange, la corde au cou, vide, ayant perdu l'infime parcelle d'espoir qui me restait.

Elle partait pour une très longue expédition. J’appréhendais. Je prévoyais travailler ce projet. J'allais avancer mes recherches. J'allais ouvrir boutique plus tôt. J'allais occuper mon esprit. Elle me serra dans ses bras, pleine d'émotion. Les larmes coulaient abondamment. Je ne sais pas ce que j'avais ce jour-là mais je suis devenu émotif et j'ai pleurer dans ses bras pour la première fois. J'ai du sentir la suite arriver sans m'en rendre compte. On s'est séparé puis elle est aller rejoindre le reste de son groupe.

Un mois s'est écoulé depuis son départ avant que je me rende compte que mes parents étaient malade. La maladie courrait dans leur village et ils l'ont attrapé. Elle était virulente et très agressive. Un mois plus tard, je leur confectionnais chacun un cercueil magnifiquement sculpté. Dorure, joyaux incrustés, ils étaient magnifique et mes parent le méritait. C'était la moindre des choses que je puisse faire pour eux. Je les aimais tant et leur ai si peu souvent dit. Je les ai enterré côte à côte. J'ai versé quelques larmes puis je me suis remis au travail.

Deux autres mois plus tard, Victor est mort devant mes yeux et moi, probablement à quelques sourires de peut-être finalement connaître le bonheur. Je me suis retrouvé un mois au centre de soins, n'ayant accès à rien. Je me torturais, moins qu'à mon habitude. Je mourrais tranquillement.

Son expédition a durée 6 mois et elle est revenu différente. Elle avait contracté cette infection qui allait l'amener à me quitter également. Elle a su pour moi et m'a caché son état. Elle voulait m'épargner. À son arrivé, je l'ai serré dans mes bras, comme si ma vie allait s'éteindre. Je lui ai simplement chuchoté à l'oreille :


"Je n'en peux plus. Je suis si épuisé..."

C'était probablement mon appel à l'aide mais je ne le savais pas, elle non plus. Avec tout ce qui venait d'arriver, c'était "normal".

On a pleuré nos parents ensemble et passé nos quelques derniers mois à se changer les idées. Je devais certainement sentir ma fin car j'ai rit, pleuré, souris. Je me suis amusé et je me sentais bien. Elle est finalement parti et j'ai voulu la suivre peu de temps après.


On dit que le hasard fait parfois bien les choses mais il peut être si cruel...
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Zanghax, Molrh

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Re: Longtemps j'y ai pensé...

Message par Zanghax, Molrh le Mar 30 Jan - 21:14

J'essai quelques chose sur la manière d'écrire le reste de mon histoire en tant que Molrh. Je ne sais pas ce que ça va donner. On verra bien. Tout commentaires en mp sont les bienvenus ^^

Prologue...?

J'étais si laid. Difficile de croire que j'ai pu passer de cette étrange tas de chair qui tenais à peine sur mes os à cette créature...

Hmm....Attendez...C'est quoi?


*Se met à tirer ce qui semble être un truc invisible devant son visage.*

Je vais l'avoir...

*Et tire...Pêchant la chose en pinçant du bout des doigts à plusieurs reprises*

Il est là...

*Regarde un peu partout, ses yeux balayant la zone devant lui*

Ça me rend fou ce cheveux!...
Qui à mis ça là...
Quelle merde...


*Se met à grogner tout en pinçant et tirant devant son visage*

Je dois l'enlever...

*Puis s'arrête soudainement. Balayant de nouveau la zone devant lui du regard*

Je crois que je l'ai eu...
Oui! C'est parti!
Ha ha! On ne m'a pas si facilement!
Je disais quoi déjà...


*Pose le regard vers le sol, inclinant légèrement la tête.*

Ah! oui! Ma laideur dans ma si tendre jeunesse et la magnificence de mon être infusé de la grace du père. Tous ces vers et insectes qui sont maintenant en ma compagnie dans ma nouvelle chair l'ont bien compris.

Mon histoire commence donc ainsi. J'ai du me faire un chemin au travers d'un cercueil et de six pieds de terres. Vous voyez bien à quel point les enfants de Lakkak sont nettement supérieur, vaillant, travaillant et endurant que ces mortels fragiles. Il n'y arriveraient jamais!...


*Puis son regard se perd un instant*

Hmm...C'est un bon sujet d'expérience. Je devrais essayer...
Je met un sang impur vivant dans un boîte et je l'enterre sous six pieds de terre et j'attend de voir combien de temps il lui faut pour sortir.
Il me faut un échantillon de données...
Dix sujets me semble raisonnable comme base.


*Puis de nouveau, son regard se perd...*

Merde...Il est revenu...

*Regarde la zone devant lui un instant puis viens délicatement pincer un truc devant son visage puis tire*

RHAAAA!!!

*Regarde le zombie qui passe en le pointant du doigt*

PETIT AVORTON!
C'EST TOI QUI A MIS ÇA LÀ!
TU ES COUPABLE!
SEULE PERSONNE SUR LA SCÈNE DU CRIME!
ENLÈVE ÇA TOUT DE SUITE!


*Le zombie fige immédiatement, visiblement traumatisé. Il se met à trembler puis tente ce qui ressemble à une course plutôt maladroite*

L'avorton! Il se sauve!
SORCIÈRE!
JE VAIS TE MONTRER!

J'ai titubé jusqu'à Morthylm. Fin. Aurevoir....


*Je me suis rapidement levé et parti à la poursuite du zombie en lui hurlant des insultes*

PLUS PERSONNE NE VA TE RECONNAÎTRE SI JE TE MET LA MAIN DESSUS SALE...

On voyait la liche, du haut de ses six pieds huit pouce, s'éloigner rapidement. C'était probablement le prologue de cet histoire...Désolé pour l'interruption...

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